L'architecture contemporaine de Singapour

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Singapour est l'un des laboratoires mondiaux de l'architecture contemporaine. En une génération, la ville-État s'est dotée d'icônes comme Marina Bay Sands (Moshe Safdie, 2010), Jewel Changi (Safdie, 2019) ou The Interlace (OMA et Ole Scheeren, 2013), et s'est fait une spécialité des tours végétalisées, d'Oasia Hotel Downtown à Kampung Admiralty, encouragées par des règles d'urbanisme qui imposent de remplacer la verdure détruite par la construction.

Sur cette page
  1. Les icônes de Marina Bay
  2. Logement : réinventer la tour
  3. L'architecture verte, signature singapourienne
  4. Bâtiments publics et patrimoine réinventé
  5. L'héritage moderniste des années 1970
  6. Les limites de hauteur
  7. Questions fréquentes
  8. Carte

Les icônes de Marina Bay

Gagnée sur la mer, la baie de Marina Bay a servi de vitrine à la nouvelle architecture du pays.

Logement : réinventer la tour

Dans un pays où environ 80 % des résidents vivent en logement public, l'innovation résidentielle compte autant que les monuments.

L'architecture verte, signature singapourienne

Le programme LUSH (Landscaping for Urban Spaces and High-Rises), lancé par l'URA en 2009 et renforcé depuis, oblige les nouveaux projets du centre à compenser la verdure perdue au sol par des jardins en terrasse, des murs végétaux et des toits plantés. Le label Green Mark, créé en 2005 par la Building and Construction Authority, mesure la performance environnementale. Il en résulte des bâtiments où la végétation fait partie de la structure :

BâtimentArchitecteAnnéeParticularité
Parkroyal Collection PickeringWOHA2013Hôtel aux terrasses-jardins en courbes de rizière, face à Hong Lim Park
Oasia Hotel DowntownWOHA2016Tour rouge entièrement enveloppée de plantes grimpantes
Kampung AdmiraltyWOHA2017Logements seniors, centre médical, hawker centre et parc superposés ; bâtiment mondial de l'année au WAF 2018
Jewel Changi AirportSafdie Architects2019Dôme de verre, forêt intérieure et Rain Vortex, cascade intérieure d'environ 40 m
CapitaSpringBIG et Carlo Ratti Associati2021Tour de 280 m avec une « oasis » verte de quatre niveaux à mi-hauteur et un jardin sur le toit

Ces réalisations s'inscrivent dans le projet de « ville dans la nature » détaillé dans notre page sur la politique environnementale. Jewel Changi se visite librement, même sans prendre l'avion.

Bâtiments publics et patrimoine réinventé

L'héritage moderniste des années 1970

Avant les tours végétales, Singapour a connu une architecture brutaliste et moderniste audacieuse. Le Golden Mile Complex (1973), en gradins sur Beach Road, et le People's Park Complex (1973), à Chinatown, conçus par des architectes singapouriens (Design Partnership, devenu DP Architects), furent parmi les premiers complexes mixtes d'Asie. Le Golden Mile Complex a été protégé au titre de la conservation en 2021 et fait l'objet d'un réaménagement.

Les limites de hauteur

La skyline de Singapour ne dépasse pas environ 280-290 m, en raison des couloirs aériens de Changi et de la base de Paya Lebar. Guoco Tower (2016, SOM), CapitaSpring et quelques autres tours approchent ce plafond. Pour admirer l'ensemble, voir notre sélection de points de vue panoramiques.

Conseil : un parcours à pied d'une demi-journée relie Pinnacle@Duxton, Oasia Hotel Downtown, Parkroyal Collection Pickering et CapitaSpring, puis rejoint Marina Bay Sands par le Helix Bridge. The Interlace et Kampung Admiralty demandent un trajet en MRT.

Questions fréquentes

Qui a conçu Marina Bay Sands ?

L'architecte israélo-canadien Moshe Safdie. Le complexe a ouvert en 2010 ; Safdie a aussi signé l'ArtScience Museum et Jewel Changi.

Peut-on visiter The Interlace ?

C'est un ensemble résidentiel privé : on peut le voir de l'extérieur, mais l'accès aux parties communes est réservé aux résidents.

Quelle est la plus haute tour de Singapour ?

Les plus hautes tours atteignent environ 280 à 290 m, limite fixée par les contraintes aériennes ; Guoco Tower, à Tanjong Pagar, figure parmi les plus hautes.

Pourquoi tant de plantes sur les immeubles ?

Parce que le programme LUSH de l'URA impose de compenser la verdure perdue au sol par des jardins en hauteur, dans le cadre de la stratégie de « ville dans un jardin ».

Carte

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